UK
Le précédent relais était chez Bachir
Avec toutes ces années derrière elle, il y a de quoi être un peu anxieuse et nerveuse, ne sachant pas comment elle va réagir si jamais il la reconnait…
Mais ce n’est plus le moment de réflechir pour elle, et un peu précipité et l’esprit ailleurs, elle décide d’aller le chercher…
Avec ce temps de chien, Bakri et le seul à se précipiter sur Zoubida en plein milieu de la route. Il ne croit pas ses yeux : C’est bien Zoubida là !? Il est tellement choqué qu’il n’entend pas le jeune homme qui le secoue et lui demande s’il connait la dame.
Le spectacle est terrifiant : Zoubida git dans une marre de sang en plein milieu de la route, percuté de plein fouet par une voiture dont le chauffeur semble avoir perdu le contrôle.
« Pour l’amour du bon DIEU comment avait vous fait cela ? » demande Bakri d’une voix tremblante.
« Avec cette orage et cette route glissante, et en voulant éviter un chat qui a surgi de nulle part, j’ai perdu le contrôle de ma voiture, et c’est la que cette femme, qui avait l’air d’être la propriétaire du chat traverse n’importe où et sans que je puisse faire grand-chose » réplique le jeune homme calmement.
Mais vous êtes un monstre ou quoi ? Vous vous rendez compte que vous venez peut être de tuer une femme ??»
«J’ai vérifié son poux, et elle est déjà morte. Vous la connaissez ? »
Bakri ne tient plus debout, et regarde impuissant ce jeune homme vêtu d’un blouson en cuire au look très atypique qui n’a pas l’air d’être conscient de ce qui vient de se passer, plus préoccupé par l’état de sa Dodge Charger '69, comme si il allait reprendre la route de sitôt…
"Dites-moi jeune homme, vous comptez vous enfuire là ?"
Le jeune homme accroché à son mobile ne lâche pas un mot, puis s'éloigne pour parler sans que Bakri ne puisse comprendre ce qu'il dit ou à qui il parle.
"... la route maintenant, faites en sorte que je ne sois pas gêné par des barrage des forces de sécurité".
"Certes je suis en mauvais état, mais sachez que votre visage est gravé dans ma mémoire, sans parler de votre accent venu d'ailleurs! Vous n'irez pas loin avec votre voiture, il n'en existe pas 1000!"
Toujours aussi calme, le jeune homme monte dans sa voiture, démarre, fais rugir le monstre de puissance qui est sous le capot et lance en la direction de Bakri:
"Houari. Et non, je ne m'enfuis pas. Toutes mes condoléances".
En un clin d'oeil, la voiture n'est plus à porter de vue, et ce n'est qu'a cet instant là que les larmes fondent du visage de Bakri...
Houari lui n'a pas le temps de penser à ce qui vient d'arriver et son téléphone n'arrête pas de sonner.
"Alors, pourquoi tu ne répond pas? Tu passes une agréable soirée hein? Bien accompagné j'imagine petit coquin!"
"..."
"Bon ça va, t'es toujours de bonne humeur à ce que je vois..."
"Qu'est-ce qui se passe?"
"A vrai dire, je ne sais pas. Je sais juste que le boss te veut tout de suite. Ça a l'air d'être vraiment important"
"Le boss?"
"En personne"
"J'en ai pour 2h, à tout de suite"
"Paraît même que ta voiture est signalé à tout les services de sécurité ! Pour une fois que l’ordre d’appuyer sur la champignon te vient de si haut !"
"C'est une autre histoire ça..."
"Comment ça ?!"
"Après on en reparle"
Houari n'a pas l'air d'être contrarié par cet appel en plein milieu de la nuit. Sans femme et loin de sa famille, dévorer le bitume semble être la seule chose qu'il fait pour se ressourcer et s'évader un peu de la lourdeur et du stress qu'il doit endurer quotidiennement...
Encore une fois, son mobile se met à sonner, mais cette fois-ci avec un numéro qui ne lui est pas familier. Il hésite un instant puis décroche sans prononcer un mot. Comme d'habitude...
"Salut"
Houari est un peu troublé par cette voix féminine quelque peu familière.
"Qui êtes-vous ?"
"J'espère que je ne te dérange pas, il se fait tard..."
"D'où est-ce que vous avez eu ce numéro??"
"Tu ne m'as pas reconnu? C’est moi..."
Ce "moi" ramène Houari 10 ans en arrière, une période qu'il à tout fait pour oublier, malgré lui...
"Allo!? T'es toujours là?"
"ça fait un bail dis donc..."
"Je sais que tu m'en veux d'avoir…"
"Non je ne t'en veux pas, tu n'as rien fait. Pas la peine de... bref"
"Ça va toi?"
"Oui"
"..."
"... et toi, comment ça va ?"
"Ça peut aller"
"Tu travailles où maintenant?"
"Je ne travaille plus. En tout les cas pas pour l'instant. J'ai du vendre le matos et le local..."
"Euh... vous n'arrivez pas à vous en sortir ou quoi ?"
"Tu ne sais pas?"
"Quoi donc?"
"Il n'y a jamais eu de nous..."
"Qu'est-ce que tu racontes?"
"Je ne sais pas... Dis on pourrait pas se voir et parler un peu? j'ai l'impression que je vais explosé, je n'ai jamais trouvé une personne comme toi à qui je fais confiance pour en parler... Pour parler tout simplement."
"..."
"Je vois. Je ne t'en veux pas si t'en a pas envie..."
"Non ce n'est pas ça. Je ne suis pas sur Oran en ce moment..."
"En voiture j'imagine. T'as pu t'acheter la voiture de tes rêves, la Viper ?"
"En effet. Même si elle est au garage en ce moment"
"Au fait, je ne suis pas à la maison moi, mais je me suis dis que ça valait bien que je prenne le train pour qu'on puisse se voir quelques part... Tu te souviens de notre rêve de faire un voyage en train tout les deux ?"
"Oui..."
Bon, j'aurais aimer qu'on..."
"T'es où toi ?"
"Dans la maison de ma grand mère..."
"Ah bon ?"
"T'es dans les environs ?"
"Disons que ce n'est pas loin..."
"On va se..."
"Je ne te promets rien. Mais je connais l'adresse..."
"T'as pas oublier que..."
"T'es insomniaque et je peux venir a toute heure..."
"Prend soin de toi..."
"Merci. Bye"
Secoué, Houari s'arrête sur la bas coté et réfléchis à tout ce qui vient de se passé. Lui qui est sensé être aussi froid que de la glace et disponible à tout heur se retrouve en train de passer sa courte vie en revue et essayer de voir qu’elles sont ses priorités: Est-t-il heureux avec sa vie? A-t-il un jour chercher le bonheur? Comment est-t-il sensé prendre le retour dans sa vie d'une personne qu'il a jadis…
Après un moment de réflexion, il décide de prendre son téléphone :
"Allô, c'est moi"
"Oui Houari, quelque chose ne va pas?"
"Je vais être en retard, tu vas devoir me couvrir..."
Plus cette foutu date du 15 Mai approche, plus je me rends compte de la place qu'a DZBlog dans ma vie et dans mon coeur. Certes, je ne laisse plus de traces sur DZBlog comme je le faisais avant, ça fait une éternité que je n'ai plus découvert de nouveaux blogs, je lis très rarement... mais!
Pour un gars qui est mis mal à l'aise par son propre téléphone, ouvrir une page web et pouvoir prendre des nouvelles de personnes qu'on apprécie (excuser la pauvreté de mon vocabulaire) en toute discrétion, ça n'a pas de prix. Il se trouve que non seulement DZBlog me donne cette possibilité, mais en plus je n'aurais jamais eu l'occasion de connaître autant de gens merveilleux sans cette plateforme de blog...
Rien n'est éternel dans cette courte vie, et il faut apprendre à faire avec. C'est une expérience magique pour moi, et sans adieu ni au revoir, j'appréhende cette "migration" avec la conviction que ce monde est trop petit pour croire que l'on ne se reverra plus :-)
See ya!
Ils n'avaient guère le choix, et il ne restait devant eux qu'une seule option: Capturer des araignées et tisser une toile géante afin de pouvoir faire entendre leurs voix, tel que rapporté par la prophétie La-Com, le sage tout le temps défoncer du village.
Leurs "exploits" sont depuis peu audible pour les habitants de terre-mère par là et des fois du coté de la vallée sacré.
En tout les cas, certains braves ont pu localisé leurs repère, et à les voir, les gens ont en perdu leurs latin, et au lieu de crier au wahsh (monstre), ils ont prononcé Hawsh!
Le monde ne sera plus jamais pareil...




