Je vais vous raconteur une petite histoire que j’ai vécu l’été dernier.
Après une belle journée passé chez mon ami (Oui, c’est le même !) En attendant le bus pour rentrer chez moi, il sort plusieurs fois son mobile car on n’arrête pas de le biper, des numéros qu’il ne connait pas. Vu qu’il n’avait pas de crédit, il me demande de biper ces numéros histoires de les faire chier de la même façon qu’ils font avec lui. Bon, ce n’est pas la montagne à soulevé donc…
Une demi-heure plus tard, un numéro insiste et rappelle : Vu que je suis passer maitre en la matière, je peux vous affirmer que la fille (car c’était une fille) était disposer à « discuter » longuement au téléphone si vous voyer ce que je veux dire… Mais la fille me parait étonné et même déstabilisé quand elle s’aperçoit que je n’ai pas vraiment le même objectif qu’elle. Pour elle, c’est plutôt : « Saaalut, ça va ? T’es d’où ?» alors que pour moi c’est plus « Heu… qui est-ce ? Vous cherchez qui ? » Et c’est comme si qu’elle se sentait « toucher » dans son honneur et elle sort la fameuse phrase magique (Et c’est pareil dans tout les cas aux quels j’ai été confronter) « Mais c’est toi qui m’as biper ! ». Reconnaissant ma responsabilité, je m’empresse de m’excuser et de lui expliquer que je n’ai pas cherché à l’importuner.
Pratiquement tous les numéros que m’avait filer mon ami étaient des numéros de filles…
Un peu plus tard dans la soirée, un autre cas se déclare (c’était d’ailleurs le dernier de la journée !) et au moment où je présente mes excuses à la fille, elle me fait remarquer que c’est la première fois qu’un garçon s’excuse après l’avoir biper. La conversation étant devenue beaucoup moins tendue, elle en profite et me demande d’où je suis… C’est le début d’un véritable calvaire pour moi que je n’ai pas vraiment cherché à éviter…
Quelques minutes plus tard, elle m’envoie un texto, puis un deuxième, puis un troisième… et à chaque fois, j’y réponds, et pour ne pas jouer les saints, je dois avouer que j’ai commencer doucement à prendre du plaisir dans ce nouveau rôle que je n’avais jusqu’à là pas eu l’occasion de jouer. Je finis par la rappeler… Une vingtaine de minutes au téléphone, pas de gros miracle : Je reste toujours autan silencieux et cherche plus à l’entendre elle parler, je fini par raccrocher avec en prime une nouvelle amie… Quelques minutes plus tard, elle m’envoie un texto du genre « l’amitié c’est bien, l’amour c’est mieux ! » rien que ça ! C’était un peu trop durant une seule et même journée pour quelqu’un comme moi, tellement habituer à ce genre de truc !
Tout à coups, je commence à me sentir mal, très mal même. Je n’arrivais pas à réaliser ce qui m’arrivait, ce que je venais de faire, ce que je venais de lui dire pour qu’elle me raconte un truc du genre… j’étouffe, j’ai du mal à réfléchir à ce qui est en train de se passer, je me mets a relire sans cesse son texto histoire de voir que… et puis elle me bip : Une fois, deux fois… c’est déjà assez pour moi ! Je mets mon mobile en silencieux et désactive le vibreur, puis désactive le rétro éclairage histoire de ne pas voir qu’elle ne cesse de me biper et de m’envoyer des texto… Pourquoi est-ce que je n’ai pas tout simplement étains mon mobile ? Qu’est-ce que j’en sais moi ???
Et là j’essaie de m’endormir… Pas facile quand je me demande ce qui m’a pousser à faire ce que j’ai fait ! Je commence à avoir honte de moi, à me détester. Je m’en voulais à moi-même, je voulais avoir des comptes de moi-même, cherchais ce qui m’a pousser à faire ça, je voulais me punir en même temps comprendre la cause d’une telle dérive de ma part. C’était la fin des temps pour moi ce soir là : Je ne voyais que du noir, j’étais très furieux, voulais me faire pendre pour ce crime que je venais de commettre. J’aurais tellement aimé disparaitre, être transformé en poussière, me faire écraser comme un vilain insecte.
Durant toute cette nuit inoubliable, j’ai fait le juge, l’accusé, l’avocat et la victime. Durant cette nuit, pour le juge, il n’y avait pas de circonstance atténuante comme voulais le faire croire l’avocat de la défense. Il n’y avait pas de victime, que des coupables…
Je ne sais pas comment j’ai fait ce soir là, mais je me souviens m’être réveiller le matin. Certes mal, mais m’être réveiller : ce qui veut dire que j’ai fini par dormir. Je ne sais pas combien de temps mais bon… Je suis toujours vivant. Et comme pour m’assurer si j’ai rêvé la nuit dernière ou pas, je regarde mon mobile sur la table de nuit, et mauvais signe, il est n’est pas dans une position habituelle. Je le prends, et là, retour à la réalité : Le compteur est bloqué à 99 appels en absence et 20 messages. Et merde…
Jusqu’à aujourd’hui, j’ai honte de cette « expérience », je n’en suis pas fière. J’ai réussi plus moins à rapidement m’en remettre, car j’en ai parlé le lendemain à mon ange, et si ce n’était elle, je crois que j’aurais fini par me bouffer de l’intérieur. J’ai été rassuré par sa présence à mes cotés. Elle a été là, fidèle à elle-même, a dédramatisé le truc, et m’a fait comprendre que c’est une expérience comme une autre.
Après ça, quand quelques jours après, j’ai fait remarqué à mon ami que tous les numéros qu’il m’avait filer était des numéros de filles, il à sourit et m’a dit : « Tu vas quand même pas rester toutes ta vie comme ça ! Comment tu vas faire après pour trouver la femme de ta vie ? »
PS : Vous n’êtes pas obliger de traiter mon ami de con, je le fais déjà !




